Terre nourricière, Terre éphémère : les ressources de la planète en question

Terre nourricière, Terre éphémère :

les ressources de la planète en question

Programme et détails des festivités proposées par l’ATLAS

centre de culture scientifique et technique de la ville de Saint-Ouen

du 29 mars au 7 avril 2009

En ce début de printemps, l’ATLAS se propose de dresser un état des lieux des ressources alimentaires de la planète.

CONFERENCES-RENCONTRES

Nourrir les humains aujourd’hui… et demain ?

avec Georges Courade, géographe, directeur de recherche honoraire à l’Institut de recherche pour le développement (IRD)

Mardi 31 mars à 20h30 à l’ATLAS – Tout public

Une mer sans poissons : quel avenir pour les pêches ?

avec Philippe Cury, directeur du Centre de recherche halieutique méditerranéenne et tropicale

Mardi 7 avril à 20h30 à l’ATLAS – Tout public

SPECTACLE – THEATRE

Mauvais Temps (de et avec Frédéric Ferrer, compagnie Vertical Détour)

Samedi 4 avril à 20 h 30, à l’Espace 1789 – public adultes (2/4 rue A. Bachelet – 93400 Saint-Ouen)

Une pièce de théâtre à l’allure de folle conférence parlant des dérèglements climatiques de notre planète.

(réservation obligatoire au 01 40 11 50 23)

FILM DOCUMENTAIRE

Alix au pays des gênes (Okinawa Guérard – 2006)

Mercredi 1er avril à 12 h 15, à l’ATLAS

VISITE

Marché de Rungis

Vendredi 3 avril (RV à 5 heures devant la mairie – transport assuré – retour vers 9h30)

Réservation et inscription obligatoires auprès de l’ATLAS – nombre de places limité – Participation : 5 €.

EXPOSITiON

OGM : les grains de la discorde

du 29 mars au 17 avril, du lundi au vendredi, de 14h à 17h30

ATLAS

7 rue de l’Union,93400 Saint-Ouen

(M° Mairie de Saint-Ouen)

Tel. : 01.49.18.10.40

http://www.atlas93.com

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Le plus noir des scénarios climatiques se profile (le Monde)

LE MONDE | 13.03.09 | 15h20

COPENHAGUE ENVOYÉE SPÉCIALE

A neuf mois de la conférence de Copenhague, où la communauté internationale s’est fixé un ultime rendez-vous pour s’accorder sur un plan de réduction des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, rien ne garantit qu’un accord sera trouvé. C’est dans l’espoir de conjurer un possible échec que près de 2 000 scientifiques, parmi lesquels les plus éminents climatologues mondiaux, se sont réunis du 10 au 12 mars dans la capitale danoise.

« Imaginez un avion dont la probabilité d’arriver à destination est de 10 %. Monteriez-vous à bord ? Evidemment non… » Stefan Rahmstorf, de l’Institut de recherches de Potsdam sur le climat, aime bien cette métaphore pour expliquer ce qui est en train de se passer : depuis le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), publié en 2007, il est certain, à 90 %, que l’homme est à l’origine de la transformation du climat qui menace les grands équilibres planétaires.

Or tout se passe comme si les gouvernements s’interrogeaient encore sur la possibilité d’embarquer dans cet avion promis à la catastrophe. A Copenhague, la communauté scientifique a voulu démontrer une dernière fois, avant la fin des négociations, que le doute n’était plus permis. « Nous avons accumulé beaucoup de données depuis le dernier rapport du GIEC, en 2007. Nous voulons que les gouvernements décident en connaissance de cause », a expliqué Katherine Richardson, de l’université de Copenhague, l’une des neuf universités à l’origine de cette initiative.

Les conclusions du GIEC s’appuient sur des données datant au mieux de 2005. Compte tenu de la lourdeur de cette organisation, qui réunit 2 500 chercheurs de 130 pays et dont l’ensemble des publications est soumis au consensus, le prochain rapport ne paraîtra pas avant 2014. Or « les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Les émissions ont continué d’augmenter fortement et le système climatique évolue d’ores et déjà en dehors des variations naturelles à l’intérieur desquelles nos sociétés et nos économies se sont construites », a affirmé le comité scientifique de la conférence. Les prévisions du GIEC anticipent une hausse des températures comprises entre 1,1 °C et 6,4 °C à la fin du siècle par rapport à la période préindustrielle.

Stefan Rahmstorf a présenté une étude selon laquelle le niveau des océans pourrait augmenter dans une fourchette de 75 cm à 190 cm d’ici à 2100. Soit bien au-delà des prévisions du GIEC allant de 18 cm à 59 cm. Celles-ci – et le GIEC avait pris soin de le souligner – ne prenaient pas en compte l’évolution des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. Or leur rôle serait en réalité majeur, au travers de la fonte des glaces mais surtout de leur « écoulement » dans la mer. « Ce phénomène est beaucoup plus massif et beaucoup plus rapide que nous ne le pensions », confirme Eric Rignot, professeur à l’UC Irvine en Californie.

Lucka Kajfez Bogataj, de l’université de Ljubljana (Slovénie), a épluché l’ensemble des études climatiques parues dernièrement. Elle conclut sans hésiter : « L’impact du réchauffement est plus précoce et plus rapide que prévu. » Entre 1990 et 2006, le monde a connu les treize années les plus chaudes depuis 1880, qui marque le début de l’ère industrielle, cite-t-elle en exemple.

Spécialiste des écosystèmes, Andreas Fischlin, de l’Institut fédéral de technologie de Zurich, va dans ce sens : « Les écosystèmes stockent 25 % des émissions mondiales de carbone. Cette capacité de stockage devrait culminer vers 2050, avant que les écosystèmes fragilisés par le réchauffement ne se mettent à leur tour à relâcher du CO2 dans l’atmosphère aggravant ainsi le phénomène. Ce problème est beaucoup plus important que nous ne le pensions il y a cinq ans. »

Ce que les scientifiques ont baptisé des tipping points, soit des seuils au-delà desquels les conséquences du réchauffement deviennent irréversibles et incontrôlables, pourraient être plus bas. « Nous pensions que la survie des ours polaires serait menacée à partir d’une hausse des températures de 2,8 °C, il est probable que cela soit déjà vrai à partir de 1,5°C », avance M. Fischlin.

La richesse des hotspots (« points chauds ») de la biodiversité, ces régions qui concentrent quantité d’espèces rares ou endémiques, serait en danger à partir d’un réchauffement de 1,6 °C. « Les nouveaux modèles dont nous disposons nous montrent que beaucoup de seuils de rupture se trouvent dans la bande des 2 °C à 3 °C. Et qu’il faudrait mieux garder une distance de sécurité pour ne pas risquer de s’en approcher », poursuit le chercheur. Sir Nicholas Stern, auteur du célèbre rapport sur « l’économie du changement climatique », a indiqué que « le coût de l’inaction sera supérieur à ce qu’il avait présenté en 2006 ».

Présent à Copenhague, le président du GIEC, Rajendra Pachauri, n’est pas sorti de son devoir de réserve mais, à neuf mois de l’échéance, il a jugé « utile que cette conférence rappelle aux politiques qu’il existe une crise plus grave que la crise économique ». James Hansen, le célèbre climatologue de la NASA qui fut l’un des premiers à alerter en 1988 sur les dangers du réchauffement, a été plus direct : « Il faut que l’opinion soit sûre d’une chose. Les scientifiques sont clairs. Il n’existe pas de grosses incertitudes sur le film qui est devant nous. Et les politiques ne peuvent pas s’abriter derrière de prétendues inconnues pour ne pas agir. » En clair, les scientifiques ont fait leur travail. Aux politiques maintenant de faire le leur.

Laurence Caramel

Article paru dans l’édition du 14.03.09.

source > lemonde.fr

24 mars – Grande soirée de soutien au Palais de la découverte

Venez soutenir le Palais de la découverte en danger

Mardi 24 mars 2009

à partir de 19h.

Grande soirée de soutien au Palais de la découverte

Il y a un an, le Palais de la découverte était menacé de disparition.

Après des mois d’un silence ministériel qui laissait espérer un abandon des mesures envisagées, voilà le Palais à nouveau en danger. Un décret instituant sa fusion avec la Cité des Sciences et de l’Industrie est prévu début avril, fusion qui prend la tournure d’une absorption pure et simple par la CSI.

La flamme si particulière qui souffle au Palais n’y survivrait pas.

Aujourd’hui, si nous laissons faire ce gâchis, le Palais de la découverte risque à tout jamais d’être victime d’une « fausse bonne idée » de rationalisation, lancée à-la-va-vite mais que rien ne justifie, ni sur le plan scientifique et culturel, ni sur le plan économique.

Comment comprendre qu’en pleine crise de vocations scientifiques, on malmène à ce point un lieu unique qui est déclencheur de tant de vocations ? Un lieu qui, à travers ses 16 000 démonstrations expérimentales par an, réussit à faire découvrir aux plus récalcitrants que les sciences fondamentales, la recherche, réputées indigestes, sont accessibles, et offrent un regard passionnant sur le monde.

Pourquoi diminuer l’offre de culture scientifique et technique, alors que le Palais de la découverte et la CSI, très complémentaires, accueillent tous deux un public nombreux depuis 20 ans ?

Comment comprendre qu’en pleine crise économique, le gouvernement maintienne une mesure qui coûterait 6 millions d’euros, puis plus de 2 millions d’euros par an de coûts supplémentaires de fonctionnement.

Comment comprendre cette forme de colonisation, alors que le Palais de la découverte enregistre des records d’affluence, qu’il bouge et continue de faire bouger les esprits ?

Sa fréquentation est excellente : près de 600 000 visiteurs par an. Les rapports officiels de la Cour des Comptes et autres Inspections saluent sa réactivité et son dynamisme. Loin de l’immobilisme et du statu quo, il est activement engagé dans une rénovation ambitieuse.

Le Conseil scientifique du Palais de la découverte s’est unanimement opposé à la fusion. De grands scientifiques dont plusieurs Prix Nobel, et plus de 60 000 personnes viennent d’exprimer avec vigueur leur attachement au Palais de la découverte.

Alors, venez soutenir le Palais en participant à la grande soirée organisée dans son enceinte mardi 24 mars, à partir de 19 heures.

Des personnalités scientifiques et de la culture, des amis du Palais y parleront de ce qu’il représente pour eux, pour la science et pour la culture.

Des médiateurs du Palais, avec la complicité de personnalités, vous convieront à des exposés exceptionnels, pour vivre un moment de science, comme le Palais sait le faire.

Ne laissons pas le gouvernement le détruire.

Transmettez ce message autour de vous, venez très nombreux.

Vous pouvez aussi signez la pétition ici : http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/

Accès

Palais de la découverte

1 avenue Franklin Roosevelt

75008 paris

* Autobus : lignes 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93

* R.E.R. C : Invalides

* Métro : Champs Elysées-Clemenceau (Lignes 1 et 13) ou Franklin-D.-Roosevelt (lignes 1 et 9)

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