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les Free(wo)men sont de retour

L’appel

Nous appelons tous les esprits libres, tous les citoyens du monde à rejoindre le réseau freemen. Freemen est un réseau de blogs dont les auteurs sont convaincus que :
* Le réchauffement climatique est un problème majeur, pas seulement écologique mais aussi politique et économique.
* S’attaquer à ce problème et à d’autres (guerres, pauvreté, etc…) nécessite la remise en cause de nos modèles économiques et particulièrement de la notion de croissance.
Au delà, comme le nom « Freemen » l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut sur son blog. L’ensemble de ces contenus doit petit à petit former une nouvelle « chaîne », un nouveau « journal », chacun parlant de politique, mais aussi, d’art, de ciné, de tout…
Pour faire partie du réseau, il suffit de :
* Relire les deux principes ci-dessus.
* Si on est toujours d’accord, afficher sur son blog une liste des blogs freemen pour augmenter la visibilité de l’ensemble du réseau.
* Pour être inscrit sur la liste, se signaler à un freemen qui transmettra.

Climate Scoreboard

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Le plus noir des scénarios climatiques se profile (le Monde)

LE MONDE | 13.03.09 | 15h20

COPENHAGUE ENVOYÉE SPÉCIALE

A neuf mois de la conférence de Copenhague, où la communauté internationale s’est fixé un ultime rendez-vous pour s’accorder sur un plan de réduction des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, rien ne garantit qu’un accord sera trouvé. C’est dans l’espoir de conjurer un possible échec que près de 2 000 scientifiques, parmi lesquels les plus éminents climatologues mondiaux, se sont réunis du 10 au 12 mars dans la capitale danoise.

« Imaginez un avion dont la probabilité d’arriver à destination est de 10 %. Monteriez-vous à bord ? Evidemment non… » Stefan Rahmstorf, de l’Institut de recherches de Potsdam sur le climat, aime bien cette métaphore pour expliquer ce qui est en train de se passer : depuis le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), publié en 2007, il est certain, à 90 %, que l’homme est à l’origine de la transformation du climat qui menace les grands équilibres planétaires.

Or tout se passe comme si les gouvernements s’interrogeaient encore sur la possibilité d’embarquer dans cet avion promis à la catastrophe. A Copenhague, la communauté scientifique a voulu démontrer une dernière fois, avant la fin des négociations, que le doute n’était plus permis. « Nous avons accumulé beaucoup de données depuis le dernier rapport du GIEC, en 2007. Nous voulons que les gouvernements décident en connaissance de cause », a expliqué Katherine Richardson, de l’université de Copenhague, l’une des neuf universités à l’origine de cette initiative.

Les conclusions du GIEC s’appuient sur des données datant au mieux de 2005. Compte tenu de la lourdeur de cette organisation, qui réunit 2 500 chercheurs de 130 pays et dont l’ensemble des publications est soumis au consensus, le prochain rapport ne paraîtra pas avant 2014. Or « les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Les émissions ont continué d’augmenter fortement et le système climatique évolue d’ores et déjà en dehors des variations naturelles à l’intérieur desquelles nos sociétés et nos économies se sont construites », a affirmé le comité scientifique de la conférence. Les prévisions du GIEC anticipent une hausse des températures comprises entre 1,1 °C et 6,4 °C à la fin du siècle par rapport à la période préindustrielle.

Stefan Rahmstorf a présenté une étude selon laquelle le niveau des océans pourrait augmenter dans une fourchette de 75 cm à 190 cm d’ici à 2100. Soit bien au-delà des prévisions du GIEC allant de 18 cm à 59 cm. Celles-ci – et le GIEC avait pris soin de le souligner – ne prenaient pas en compte l’évolution des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. Or leur rôle serait en réalité majeur, au travers de la fonte des glaces mais surtout de leur « écoulement » dans la mer. « Ce phénomène est beaucoup plus massif et beaucoup plus rapide que nous ne le pensions », confirme Eric Rignot, professeur à l’UC Irvine en Californie.

Lucka Kajfez Bogataj, de l’université de Ljubljana (Slovénie), a épluché l’ensemble des études climatiques parues dernièrement. Elle conclut sans hésiter : « L’impact du réchauffement est plus précoce et plus rapide que prévu. » Entre 1990 et 2006, le monde a connu les treize années les plus chaudes depuis 1880, qui marque le début de l’ère industrielle, cite-t-elle en exemple.

Spécialiste des écosystèmes, Andreas Fischlin, de l’Institut fédéral de technologie de Zurich, va dans ce sens : « Les écosystèmes stockent 25 % des émissions mondiales de carbone. Cette capacité de stockage devrait culminer vers 2050, avant que les écosystèmes fragilisés par le réchauffement ne se mettent à leur tour à relâcher du CO2 dans l’atmosphère aggravant ainsi le phénomène. Ce problème est beaucoup plus important que nous ne le pensions il y a cinq ans. »

Ce que les scientifiques ont baptisé des tipping points, soit des seuils au-delà desquels les conséquences du réchauffement deviennent irréversibles et incontrôlables, pourraient être plus bas. « Nous pensions que la survie des ours polaires serait menacée à partir d’une hausse des températures de 2,8 °C, il est probable que cela soit déjà vrai à partir de 1,5°C », avance M. Fischlin.

La richesse des hotspots (« points chauds ») de la biodiversité, ces régions qui concentrent quantité d’espèces rares ou endémiques, serait en danger à partir d’un réchauffement de 1,6 °C. « Les nouveaux modèles dont nous disposons nous montrent que beaucoup de seuils de rupture se trouvent dans la bande des 2 °C à 3 °C. Et qu’il faudrait mieux garder une distance de sécurité pour ne pas risquer de s’en approcher », poursuit le chercheur. Sir Nicholas Stern, auteur du célèbre rapport sur « l’économie du changement climatique », a indiqué que « le coût de l’inaction sera supérieur à ce qu’il avait présenté en 2006 ».

Présent à Copenhague, le président du GIEC, Rajendra Pachauri, n’est pas sorti de son devoir de réserve mais, à neuf mois de l’échéance, il a jugé « utile que cette conférence rappelle aux politiques qu’il existe une crise plus grave que la crise économique ». James Hansen, le célèbre climatologue de la NASA qui fut l’un des premiers à alerter en 1988 sur les dangers du réchauffement, a été plus direct : « Il faut que l’opinion soit sûre d’une chose. Les scientifiques sont clairs. Il n’existe pas de grosses incertitudes sur le film qui est devant nous. Et les politiques ne peuvent pas s’abriter derrière de prétendues inconnues pour ne pas agir. » En clair, les scientifiques ont fait leur travail. Aux politiques maintenant de faire le leur.

Laurence Caramel

Article paru dans l’édition du 14.03.09.

source > lemonde.fr

les émissions de CO2 cartographiées avec Google Earth

WASHINGTON (AFP) — Une équipe de scientifiques américains a dévoilé jeudi une carte interactive de Google Earth montrant les émissions de CO2, provenant de la combustion d’hydrocarbures, sur l’ensemble des Etats-Unis.

Cette carte de haute précision est accessible sur un site internet (purdue.edu/eas/carbon/vulcan/GEarth/) de l’Université Purdue (Indiana, nord), qui a conduit ce projet.

On peut peut y voir les émissions de dioxyde de carbone (CO2) exprimées en tonnes métriques dans des zones résidentielles et commerciales, par Etat et comtés, ainsi que par habitant.

Baptisé « Vulcan » (Vulcain), du nom du dieu romain du feu et des forgerons, ce projet qui a nécessité trois ans de travail, classe ces émissions par secteurs d’activité: centrales au charbon, transport automobile et aérien, secteur industriel en général et secteur résidentiel.

« Cette carte va permettre de fournir les informations sur les émissions de CO2 et de les rendre accessibles à chacun en ligne », a expliqué Kevin Gurney, responsable du projet et professeur de sciences à l’Université Purdue.

« Nous espérons transformer ce site en un espace interactif où le public alimentera le système en informations pour créer une image encore plus affinée des émissions de CO2, au niveau d’une rue ou d’immeubles », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis produisent environ 25% des émissions mondiales de CO2, le gaz à effet de serre contribuant le plus au réchauffement climatique.

« Intégrer ces données avec Google Earth permet de faire avancer la connaissance du public sur l’utilisation des énergie fossiles », a souligné Simon Ilyushchenko, un ingénieur de Google qui a travaillé sur ce projet.

« Vulcan » intègre des mesures d’émissions de CO2 de l’Agence américaine de protection de l’environnement et du ministère de l’Energie.

Les données actuellement utilisées datent de 2002 mais les scientifiques prévoient d’incorporer des données plus récentes.

Outre l’Université de Purdue, ce projet compte aussi des chercheurs de l’Université du Colorado (ouest) et du Lawrence Berkeley National Laboratory.

Son financement a été notamment assuré par la Nasa et le ministère de l’Energie.

Le réchauffement climatique serait pire que prévu, selon le GIEC

AFP – Les gaz à effets de serre s’accumulent plus rapidement que prévu dans l’atmosphère terrestre augmentant le danger d’un changement irréversible du climat d’ici la fin du siècle, à moins d’adopter des mesures agressives, a prévenu samedi un des principaux experts sur le sujet.

« Les mesures montrent que les émissions de gaz à effet de serre s’accélèrent plus rapidement que nous pensions », a expliqué Chris Field, de la Carnegie Institution et membre du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat de l’ONU (GIEC).

« Au cours de la dernière décennie, les pays en développement comme la Chine et l’Inde ont accru leurs capacités de production électrique en brûlant plus de charbon », a-t-il précisé.

De ce fait « les économies du monde en développement continuent à émettre de plus en plus de carbone (CO2) dans l’atmosphère et nous sommes désormais dans une situation nouvelle quant à l’évolotion du changement climatique », a poursuivi ce climatologue dans une présentation à la conférence annuelle de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS) réunie à Chicago (Illinois, nord) depuis jeudi.

« Ceci aura un impact très probablement bien pire que prédit dans le 4e rapport du GIEC », a-t-il prévenu.

De nouvelles études révèlent également des effets potentiellement dangereux dans le système climatique qui pourrait convertir des zones d’absortion du CO2 en source de ce puissant gaz à effet de serre, a également relevé Chris Field.

Il a surtout évoqué la destruction de la forêt tropicale qui retient de vastes quantités de CO2 dans sa végétation et dont la grande humidité permet de bien résister aux incendies.

Mais le réchauffement du climat et la modification de la distribution des précipitations sur le globe menace d’assécher les forêts tropicales, les exposant à des incendies.

Les chercheurs estiment que la perte de massifs forestiers notamment à cause des incendies au cours de ce siècle pourrait faire augmenter la concentration en CO2 dans l’atmosphère jusqu’à 100 parts par million (ppm) au-dessus des 386 ppm actuels et ce avec des conséquences dévastatrices potentielles pour le climat terrestre.

Le GIEC a obtenu le prix Nobel de la Paix en 2007.

Source > France 24

Time to lead / réchauffement climatique : pas plus de 2°C !

Le climat de la planète se dérègle, les activités humaines (transport, agriculture, habitat, industrie, …) en sont la cause. Les négociations internationales sur le climat ont lieu le 1er décembre 2008 à Poznan (Pologne). Il y a urgence ! Des mesures ambitieuses doivent être adoptées:

réduction des émissions de gaz à effet de serre, soutien financier et technique aux pays du sud, politiques d’efficacité énergétique…

Nicolas Sarkozy, président de l’Union européenne en exercice, brade les politiques climatiques et énergétiques dans les négociations européennes. Les négociations internationales en pâtiront!

Le 11 décembre, nos gouvernants décideront de la réponse européenne au changement climatique.

S’ils ne parviennent pas à un accord sur une réduction d’au moins 30% des émissions de gaz à effet de serre en Europe, nous n’aurons aucune chance de maintenir le réchauffement de la planète sous le seuil de 2°C et ainsi d’éviter une catastrophe climatique. Nous devons nous faire entendre.

© 2008 Climate Action Network (CAN) Europe, Friends of the Earth Europe, Greenpeace European Unit and WWF European Policy Office. Site by Torchbox http://www.timetolead.eu/

Action virale des Amis de la Terre Europe sur www.timetolead.fr